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De retour des nuages

Aucune raison évidente de mon retour sur ce blog, outre le désir de partager ces superbes photos d’Abbey Lee Kershaw par Miguel Reveriego pour le magazine Numéro. Ça fait trop longtemps que je garde prisonnières de mon disque dur de magnifiques images! J’était évidemment très active sur As Heard ces derniers temps, mais il me manque de poster ces photos girly girly que j’affectionne. Je développe peu à peu une fixation sur les tasses de thé, je compte me faire une belle collection de cette vaisselle toute fragile, fleurie et dorée. Ah oui, et pour aller avec ma nouvelle obsession, je me suis récemment adonnée à la lecture de la biographie de Marie-Antoinette. Une grosse brique, c’est certain, mais oh combien intéressante! Voilà, et bonne année 2010!

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À court de temps

Ce n’est pas que je ne veux pas écrire d’articles. C’est que je manque cruellement de temps. Avec mes études qui prennent toute la place, avec mon stage qui me demande une gestion acrobatique de mon horaire, avec mon blog de musique et les évènements qui s’y rattachent, plus ma relation amoureuse… Je me dirige bientôt vers la crise de panique! Il n’est pas nécessaire de dire que j’ai vraiment hâte aux vacances… Je veux, comme dans cette photo, avoir des trous. Des trous dans mon horaire, pour pouvoir enfin prendre le temps de lire, de peindre, de r-e-l-a-x-e-r. Puis, viendra le temps de réfléchir à un emploi, question de me garnir les poches pour pouvoir voyager cet été. Bon, mieux vaut ne pas y penser, c’est trop difficile de rêver!

Photo: A Glass darkly, Sublime Magazine.

Audrey à Zürich

Non non, je ne me suis pas fait kidnapper, j’existe toujours! Mais depuis mon retour de Suisse, voyage qui a été préparé le temps de faire cuire un oeuf, j’ai vraiment été occupée. Entre mon retour à l’école, la démolition de ma cuisine et la mise en ligne de mon nouveau blog de musique, je n’ai pas dutout eu la tête à écrire sur mon blog personnel. Il faut dire que les premières semaines de mon retour, j’ai vécu comme une peine d’amour, quitter la Suisse m’a fait tirer quelques larmes… Disons que je ne voulais pas retourner dans la routine! Mais je m’y fais bien là, et je pense à mon voyage d’études à l’étranger l’année prochaine et ça me motive…

Et puis j’ai aussi eu cette petite déprime, un genre de dédain. J’ai réalisé à quel point c’était superficiel d’acheter autant de vêtements, que ça ne changait rien à ma personnalité, que je n’avais pas besoin d’eux pour être la personne géniale (oui, oui) que je suis, que je ferais mieux sans et mon porte-monnaie aussi. J’en ai déjà une tonne, et présentement c’est génial parce que je fais du closet shopping!  Je m’en tire assez bien jusqu’à maintenant, je n’ai pas dépensé pour des vêtements depuis 1 mois ½, mes derniers achats étant une montre Tissot, un sac Longchamp et une chemise Zara que j’ai achetés en Europe. Et vous savez quoi? Je me sens mieux que jamais!

Quoi d’autre sinon… Ah oui, comme j’ai débuté un nouveau blog avec les gars et Lara, Asheard.com,  je risque de publier plus d’articles sur ce blog que sur À coeur de toi. Mais je m’en servirais encore comme journal, et dès que je sentirai le moment d’émettre mes émotions, je le ferai.

Bisous!

À Paris, Londres, New York, Singapour ou Tokyo… mais certainement pas dans mon bled de la Rive-Sud montréalaise! Je croyais qu’en voyageant un peu cet été, ça aurait calmé mes ardeurs de globe-trotteuse, mais quand Francis m’a annoncé aujourd’hui qu’il voulait partir avec moi en Suisse cet automne, voilà, ça m’a frappé d’un coup: je veux voyager au bout du mooonnnndeeee!!!!! Là, tout de suite et maintenant!! Ah, ce n’est vraiment rien qu’un baccalauréat qui me retient de prendre la poudre d’escampette… Depuis quelques temps, j’ai jeté mon dévolu sur une destination: le Japon! À moi les nouvelles technologies, le thé toute la journée, les sushis exquis et les rituels beauté plus inusités les uns que les autres! Je veux partir au pays d’Hayao Miyazaki! Et à ce sujet, j’ai trouvé quelque chose de très, disons, perturbant dans le Marie Claire de septembre… Un phénomène qui touche les fashionistas japonaises qui ne semblent pas vouloir admettre que notre monde économique est en crise… J’ai tout simplement trouvé les prochaines lignes ahurissantes!

Bon, ce n’est qu’un fait cocasse, mais ça m’a vraiment secouée! Cela dit, je n’écris pas beaucoup ces derniers temps, mais c’est que je réfléchis beaucoup à ce qui me passionne et ce à quoi je devrais dédier toutes mes énergies… Mon avenir est-il dans la mode, l’Art, le journalisme? Ou peut-être même dans le monde remarquable des OSBL? Je me suis dit qu’il fallait que j’expérimente, et c’est pourquoi je me suis remise plus sérieusement à la peinture. J’écris bien, j’adore lire sur la mode, lire tout court, mais après? Ou ça mène tout ça? Ça fait pas un peu dans le superficiel, non?  Parfois ça me fait peur, car je me connais, et je sais que j’ai un peu les capacités du caméléon… que j’aime ou que je n’aime pas, quand j’ai une mission, un objectif, j’y mets toujours tous les efforts. Je suis pas difficile, je peux accomplir beaucoup de choses si on me le demande, et le désir de perfection n’est jamais bien loin dans mon esprit. Et c’est ça le problème: moi, qu’est-ce que j’aime, vraiment? Mon avenir se dessine un peu plus tous les jours et je ne veux pas rater la chance de ma vie. Ceux qui réussissent, ils se sont donnés corps et âmes afin d’atteindre leur but. Un but. Une passion. Et je ne cache pas que ça commence à me faire paniquer un tantinet. Je pourrai bien faire l’autruche encore quelques temps, mais la date butoire arrive bien plus vite qu’il n’y paraît… La peinture, donc. On verra bien à quoi ça mène! 

Alice in Wonderland

Audrey sera au pays des merveilles lorsque sortira Alice in Wonderland en mars prochain. Juste à temps pour sa fête. Quel beau cadeau que Tim Burton lui fait là! D’ailleurs, ça me fait penser… À l’Halloween, je me déguise en Alice ou Dorothé? C’est que je craque pour les deux… Quoique je suis plus rousse que blonde…

Natalia Vodianova pour le Vogue édition décembre 2003, photographiée par Annie Leibovitz.

Si je savais peindre…

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… je peindrais comme ça. Katharina Blanke, un jour, tes oeuvres se retrouveront dans mon salon.

Oeuvre tirée du blog Très plus cool.

Aujourd’hui, je suis inspirée par les photographies du blog Fluokids et la chanson Signs de Bloc Party, remixée par MMMatthias. J’ai ainsi acheté de nouveaux botillons en suède bleu marine et j’ai aussi composé quelques paroles pour une future chanson… Quelques gribouillis dans mon cahier de Chinois complètent ma production artistique de la journée! Pour ceux qui sont avides de connaissances, le mot artiste en Chinois, se prononce Huàjiā!

Sounds like a girl crush!

Jalouse

Le camping. Là où le naturel est de mise, là où chacun retrouve sa vraie nature. Pas de frime en camping, que des rigolades sincères autour du feu, le visage rougi par la chaleur, les mains sales et les épaules couvertes du vieux blazer de papa. Au camping, pas question d’être fana de rouge-à-lèvres et de parler Chanel. Tout est dans l’art de décapsuler la bière. Les plus enviés sont ceux qui crachent leur noyau de cerise le plus loin. Pas ceux qui crachent du venin.

Le camping, c’est l’art de prendre son temps, de respirer l’odeur des sous-bois, d’observer la grenouille prendre son élan pour plonger dans le ruisseau. C’est le temps de faire le point, de dire aux autres qu’on les aime et de se rappeller que les vraies belles et bonnes choses ne sont pas emballées dans du papier de soie et enrubannées de rubans brillants.

Demain, je pars en camping. Je pars en camping pour mieux revenir.

Photo tirée de l’issue juillet-août du Jalouse.

Dernièrement j’ai eu cette conversation avec Francis à propos de l’importance qu’on accorde/ qu’on devrait accorder aux animaux. Évidemment, ça ma mis quelque peu en rogne de l’entendre dire que, selon lui, c’était presque futile de lutter contre la cruauté envers les animaux, alors qu’on devrait s’attarder pratiquement exclusivement aux humains dans la misère. Personnellement, je crois que toutes les causes sont honorables… Un petit pas vers le bien et c’est toute la planète qui en bénéficie.

Aujourd’hui, j’ai vécu quelque chose qui me conforte dans l’idée que les animaux méritent autant de bonnes attentions que les humains. Car aujourd’hui, ma vieille chatte Alice m’a consolée. Assise sur le canapé, je regardais Factory Girl, et au moment le plus triste, alors que je versais quelques chaudes larmes, Alice, couchée sur mes genoux, s’est étirée et ma léché les joues pour sécher mes pleurs. Elle m’a regardé dans les yeux et elle m’a câliné avec sa petite tête poilue. Oui, j’ai la certitude qu’un animal, en plus d’avoir des sentiments, perçoit ceux des autres. Sans Alice, mes larmes auraient coulées le long de ma machoir et j’aurais gaspillé un mouchoir de papier. Sans elle, personne ne m’aurait consolée.

Les animaux rendent le monde plus beau.

Siri Tollerod pour l’issue du mois de mai 2008 du Vogue Italie.

10

La rue qui mène vers chez moi est bordée d’une forêt qui, la nuit, n’est illuminée que par les lampadaires permettant aux automobilistes nocturnes de ne pas tomber capot-à-museau avec un cerf ou un bambi. C’est cette même rue, longue de 500 mètres, qui me permet de rentrer à la maison, la nuit venue. Les autobus se font rares à cette heure, et ceux qui se risquent à silloner les rues de ma banlieue n’empruntent que les plus grands chemins… Débarquée du véhicule collectif, je n’ai plus le choix, je dois marcher.

Et à chaque fois, le même mystérieux phénomène se produit. Un coup d’oeil à gauche, un à droite. J’ai le souffle rapide. Le coeur qui bat plus vite, le cou légèrement trempé, le décolleté aussi. “Reste concentrée, ne pense pas à la forêt. Garde ton calme, il n’y a rien. Marche plus vite.” Rapide, mon pas. Très rapide. Mais il n’y a rien à faire. MON OMBRE ME RATTRAPE TOUJOURS.

Avec le temps, c’est la même histoire. Dès que je crois l’avoir maîtrisé, il me pose un lapin, se volatilise. Comme mon ombre, il me revient, un peu, pour me quitter de nouveau. Mais j’en ai tant besoin! J’en ai tant besoin… Pour faire et rien faire, m’asseoir sur le béton tiède et réfléchir, l’oeil dans le vide…

Je suis fatiguée de courir, s’il-te-plaît, arrête-toi.

Alla Kostromichova par Robert Wyatt, 10 Magazine.

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